Gosti et le "Corps de l’ombre"

Le Corps de l’ombre
Invitation au vernissage du "Corps de l’ombre"

La galerie de l’institut français de Dusseldorf consistait en un espace qui précédait sa médiathèque et ne pouvait en aucun cas rivaliser avec les salles du Heinrich Heine Institut de l’autre côté de la rue ni avec toutes les galeries professionnelles d’une ville riche et collectionneuse. Quand la Kunst Akademie accueillait des maîtres comme Baselitz ou Markus Lüpertz après Joseph Beuys, quand la Kunstsammlung, la Kunsthalle occupaient le terrain avec des moyens pharaoniques que faire ? Jouer dans sa catégorie et la dérision en réunissant littérature et arts plastiques sous le chapeau du "Printemps des Poètes". Nous accueillîmes en même temps une conférence d’Alain Lance, traducteur et directeur de la Maison des Écrivains.

La salle de performance
Gosti en majesté

Biographie de Jean-Yves Gosti

Né en 1960
Vit et travaille en région parisienne

Les yeux sont comme des billes noires , attentifs, mais toujours un brin étonnés. Le rire est en cascade, le sourire parfois gauche… Et l’appétit féroce. Voilà un funambule facétieux, mais authentique. Pour un peu, on le confondrait avec ses sculptures. A moins que ce ne soit l’inverse…

Comme matériaux de base, la pierre est essentielle dans son travail. Gosti taille certains éléments qu’il coule ensuite dans le bronze, qu’il s’agisse de la tête seule ou du corps tout entier. Il monte ensuite ces pièces séparément ou s’en sert pour former une nouvelle sculpture en alliant d’autres éléments en marbre, en basalte ou en granite.
Gosti aime aussi le travail du métal rouillé. Il laisse brute la découpe de la matière afin d’offrir aux regards une vision heurtée. Parce que l’effet sculptural prime toujours, il dessine avec son chalumeau comme un peintre avec son pinceau : dessins dans l’espace où les ombres l’emportent sur le volume.

"Au fond, j’ai toujours été attiré par les peuples dits primitifs. Mes rencontres avec les pygmées en Centrafrique ou les Inuits à Bafin’s Island restent toujours un moteur d’inspiration pour moi. J’aime les civilisations différentes de la mienne. Il y a de l’ethnographe en moi !"

Christian Guex, Galerie "Au-delà des apparences", Annecy.


Amélia Lance, Gosti et Marc Nouschi
Alain Lance et Gosti, conférence et conversations.
Alain Lance avec les excellentissimes libraires Rudolf Müller et Selinde Böhm en arrière-plan.
Venu en ami l’historien Gerd Krumeich

Le cycle des performances « Catastrophes » naquit d’une amitié entre Wolgang Weck , le patron d’ « Ohme Jupp » et écrivain, Peter Rumroth élégant pilier des nuits de la ville, Winfried Lührs et moi-même . Wolfgang avait lancé une série de « comics trips » dont ils fournissait le texte et qu’un artiste illustrait. Nous tombâmes d’accord pour former un avatar du groupe Sélavi et d’éditer des éditions bilingues. On le fit trois fois dont une avec un ami parisien Gosti.
Je lui fis parvenir ma traduction et il grava des figures correspondant à ses sculptures en fonte. La location d’un utilitaire permit de transbahuter l’exposition de Montreuil à Dusseldorf.

Mais pour être à la hauteur et se faire voir on mit les grands moyens : affiche géante dans la rue des bars, donc d’ »Ohme Jupp », et panneaux électroniques dans le métro.

Dr. Sax : Frank Michaelis : Du son pour la fonte.
Le totem mobile
Strip de poids
Gosti dans la rue
Gosti dans le métro
Le résumé conservé !