Et toujours Mozart, avec Marc Minkowski
Cosi fan tutte fut vraiment une révélation pour moi en 1976. Il y avait quelque chose de vibrant, de dramatique, de jeune qui me parlait. Je n’eus de cesse de vivre cette musique, de mieux la comprendre. Nous lisions les pièces de Beaumarchais et de Marivaux, je découvrais les Mémoires de Casanova. Joseph Losay jouait des décors de Palladio dans son adaptation de Don Giovanni. Puis, vers 1982, pendant une semaine, Stéphane Goldet accueillit Jean-Victor Hocquard dans le « Matin des musiciens » pour donner à entendre les opéras de Mozart.
Lumineux !
J’étais amoureux de la voix de la productrice et ébloui par les analyses et les extraits de toutes ces œuvres encore à attendre. Depuis lors les disques des opéras comme les ouvrages du philosophe musicologue sont dans ma bibliothèque.
A Paris, à Salzbourg mais surtout à Berlin à partir de 1990 puis à Prague, j’ai entendu toutes ces œuvres. Elles me sont toujours plus proches.
Aussi l’organisation de l’accueil de Marc Minkowski à Prague pour une version concert de La Clémence de Titus fut-elle comme une apothéose. Cela se passa bien sûr au Théâtre des États avec de jeunes artistes splendides, les mezzos Ambroisine Bré (Sesto) et Léa Desandre (Annio).
Ce fut les 10 et 11 mai 2018.
Nous finîmes en beauté avec un Montecristo n°2 à la terrasse d’une pizzeria à côté du théâtre.
Les comptes rendus dans la presse en ligne :
https://bachtrack.com/fr_FR/review-clemenza-tito-minkowski-estates-theatre-prague-may-2018

- Minkowski à la baguette



- Un salut plein d’allant

- Minkowski et AP
